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Je
veux devenir comportementaliste et j'aimerais savoir si le diplôme
est reconnu ?
Cette profession, même si elle est apparue il y a presque vingt
ans en France, ne possède actuellement aucune formation qui mène
à un diplôme, car aucun programme de formation n'a été
homologué jusqu'à présent.
D'autre part, cette activité ne peut raisonnablement pas s'exercer
sans avoir étayer son approche sur
base d'éléments scientifiques
ni affiner sa pratique
au moyen de connaissances précises.
Nous délivrons donc aux étudiants
ayant suivi la formation de comportementaliste et ayant effectué
un travail individuel (mémoire) évalué en fin de
parcours, un certificat de formation.
Ce certificat correspond au programme complet,
apportant les connaissances ainsi que les éléments
capacitant
qui permettent d'exercer professionnellement l'activité, avec
tout ce que cet exercice suggère de spécifique.

Les
stages d'initiation font-ils de moi un comportementaliste ?
Non,
la relation d'aide ne se menant pas de façon approximative,
il serait abusif et trompeur de s'auto-proclamer comportementaliste
sans avoir reçu une formation professionnelle complète.
Il
est entendu qu'un stage d'initiation est proposé comme une
découverte menant à une meilleure compréhension
de la relation Homme/Animal, pour les particuliers d'une part et
pour les professionnels, d'autre part.
Conditions pour devenir comportementaliste
(âge, diplômes, expériences)
Quel que soit l'âge,
le niveau d'étude ou le passé professionnel des personnes,
chacun, s'il s'en sent la motivation réelle, peut avoir envie
de devenir comportementaliste.
Mais un tel métier d'aide ne peut s'exercer sans un sens
évident de la médiation, de la psychologie et du conseil.
Il est principalement demandé à chacun(e) d'avoir
un sens certain de l'observation et de la communication (savoir
s'exprimer et se faire comprendre facilement). Une bonne capacité
d'écoute et d'analyse est essentielle.
Des notions en psychologie, en éthologie, en médiation
ou même en parentage (!) sont de très bons atouts.
Toute expérience professionnelle dans laquelle on a été
amené(e) à mener des entretiens individuels sera précieuse.
Tout ou partie du coût de la formation ou du stage peut-il être pris en
charge ?
Les
professionnels indépendants ont droit, aux conditions de
leur caisse professionnelle, à la formation
professionnelle continue.
Pour exercer leur droit à la
formation, les travailleurs indépendants et les membres des
professions libérales et non salariées doivent s’adresser à
l’organisme collecteur de leur contribution. Ce dernier fixe les
priorités, les critères et les conditions de prise en charge des
demandes présentées par les non-salariés. Il peut s’agir notamment
de la prise en charge des frais de fonctionnement des stages, des
frais de transport et d’hébergement

Les réalités du métier de
comportementaliste
Si
vous avez envie de vous former pour exercer ce métier, il est utile
que vous ayez conscience des difficultés/désillusions/réalités de
cette pratique : il est effectivement indispensable d’aimer les
chiens, mais ce n’est pas le seul critère. Vous devez aimer aussi
les humains car c’est avec eux que vous allez travailler. C’est à
eux que vous expliquerez comment les chiens pensent et se
comportent, c’est avec eux que vous réfléchirez à la manière dont il
faudrait procéder pour arranger ce qui ne va pas avec leur chien.
Vous apprendrez les mœurs canines au cours de votre formation et de
votre expérience, et vous saurez ainsi repérer pourquoi ils
développent certains comportements en réponse à un environnement
auquel ils n’arrivent pas à s’adapter. Il faudra alors expliquer de
manière compréhensible ce qui se passe, sans pour autant mettre mal
à l’aise des propriétaires en leur faisant croire qu’ils n’avaient
rien compris ! le respect pour eux est tout aussi important que le
respect pour leur chien.
Le
chien est au centre de votre métier mais vous n’agissez pas sur lui,
c’est le rôle de l’éducateur ou du vétérinaire. Vous expliquez,
détaillez, écoutez, guidez ceux qui ne savent plus comment s’y
prendre, mais vous n’agissez pas à leur place.
Côté formation
Le
métier de comportementaliste commence à se faire connaître, et de
nombreuses écoles voient le jour. Malheureusement certaines ne sont
pas très sérieuses. Pour choisir la vôtre, prenez le temps
d’examiner le contenu des cours, puis s’il vous parait sérieux,
renseignez-vous sur les formateurs. Tout se sait dans le milieu du
chien finalement pas si étendu qu’on le croit. En posant quelques
questions, vous apprendrez en quoi chaque formateur s’est distingué,
et estimerez si cela vous convient ou non.
Coté finances
A
l’heure actuelle aucun comportementaliste ne vit de cette seule
activité. Nous tentons tous de compléter nos revenus par des
activités complémentaires. Si vous êtes attirés par l’appât du gain,
il vaut mieux choisir une autre voie. Tant que le métier de
comportementaliste ne sera pas reconnu à part entière par les
Ministères de l’Agriculture ou de l’Economie, il nous sera difficile
de communiquer et de nous faire connaître.

Côté reconnaissance officielle
Je
suis convaincue que le comportementaliste a une vraie place dans
notre société, mais qu'il va falloir encore un peu de temps à
certains esprits pour l'accepter. Plusieurs professions ajoutent
l’adjectif « comportementaliste » après leur dénomination de base
(éducateur, vétérinaire), alors que nous ne faisons pas le même
métier. Le comportementaliste a étudié le chien mais aussi la
psychologie humaine, il est vraiment le spécialiste des relations
entre l’Homme et le Chien. Le vétérinaire est le spécialiste de la
santé des animaux et l’éducateur de leur éducation. Je l’ai déjà
dit, mais je le répète : on ne peut ni dresser ni soigner à
comprendre.
Vers
quel professionnel auriez-vous adressé ce jeune couple propriétaire
d’Arthur le teckel ? N’ayant pas d’enfant (et c’est une grande
souffrance pour eux), ils ont pour leur chien tous les comportements
que les parents humains ont pour leurs bébés. Mais Arthur est un
chien, pas un humain. Ne trouvant pas d’équilibre dans le mode de
vie qu’on lui propose, il développe peu à peu de l’angoisse à force
de chercher sa place sans la trouver.
Faut-il les envoyer chez un éducateur qui apprendra au chien à
revenir quand on l’appelle et s’asseoir quand on lui demande ?
Faut-il les adresser au vétérinaire qui prescrira des anxiolytiques
à l’animal sans se préoccuper de ses maîtres ?
Quand donc va-t-on enfin se préoccuper d’eux ? quand va-t-on écouter
leur souffrance et leur expliquer avec compassion et respect,
qu’Arthur ne va pas bien parce qu’ils lui donnent tant d’amour, mais
un amour qui ne lui sert à rien ?
C’est le travail du comportementaliste.
Ainsi, si vous voulez vous lancer dans ce métier, prenez pleinement
conscience de cet état de fait : le comportementaliste ne travaille
pas le chien, il communique avec les humains.
Côté concurrence avec les collègues
La
concurrence entre collègues est comme dans n’importe quelle
profession, parfois difficile. Nous ne sommes pas tous du même avis,
nous ne travaillons pas toujours de la même manière, nous
n’appliquons pas les mêmes tarifs et ne proposons pas les mêmes
conseils. Et alors ? A partir du moment où l’on ne se moque pas des
gens, où l’on ne se fait pas passer pour autre chose que ce que l’on
est, où l’on se respecte, où l’on accepte le dialogue, je trouve
cette diversité souhaitable, et bénéfique.
Des études sont-elles indispensables ?
Si
vous avez un bagage scolaire de psychologie humaine ou d’éthologie,
c’est une bonne base mais elle ne suffira pas à faire de vous un bon
comportementaliste. Une expérience de la vie est souhaitable. Ainsi,
même si vous n’avez aucun diplôme mais que votre passé professionnel
vous permet d’être sensible à la cause canine sans écarter le
propriétaire, vous pouvez fort bien prétendre à une formation pour
devenir comportementaliste, au même titre qu’une personne qui
dispose d’un Bac + 5 en éthologie.
Comme dans toute relation d’aide, il est utile d’avoir une certaine
maturité, une écoute attentive et respectueuse des autres. Il faut
s’intéresser sincèrement aux gens, car on ne fait pas illusion
longtemps si l’on n’est pas sincère.
Notre
exigence est aussi votre garantie
Lors de votre inscription, ou simplement au cours
de votre navigation sur ce site, vous vous êtes rendus compte que notre niveau
d'exigence pour accepter votre candidature ou vous accorder votre certificat
était élevé.
Nous demandons à chaque étudiant de remplir
différentes obligations, notamment concernant l'assiduité aux cours, la remise
des devoirs écrits obligatoires et dans les temps impartis, la présence aux
évaluations de fin de cursus, le rendu du travail final de recherche etc.
Un étudiant qui ne se serait pas acquitté de ses
obligations ne pourra être reconnu par ses pairs.
Nous nous appliquons aussi cette volonté de
travailler en professionnels des relations Hommes/Chiens, en prenant soin de
vous proposer des cours de qualité, correspondants aux dernières découvertes
communiquées en éthologie canine et en psychologie humaine et au contrat de
formation professionnelle qui est signé au début de notre partenariat.
En conséquence, la qualité des formations
proposées par Operrha Grand Est, ou ses lacunes, auraient tôt fait d'être
connues sur le net et dans le monde des spécialistes des relations
Hommes/Chiens.
Quelle
relation entre l'Homme et l'animal?
La relation entre l'Homme et l'animal a
beaucoup évolué depuis les débuts de la domestication. L'Homme a utilisé les
capacités de certains animaux pour qu'elles lui servent, je parle en particulier
des animaux qui sont devenus familiers. Aujourd'hui nous leur demandons beaucoup
plus que des aptitudes à la chasse ou à la garde qui sont leurs attributs
premiers. Ils vivent dans notre intimité et partagent nos humeurs, nos
problèmes... Cette relation est devenue un lien étroit, où les rapports sont
très complexes.
Beaucoup d'animaux familiers s'adaptent
particulièrement bien à ces relations interspécifiques, et certains
scientifiques comblent de louanges bien méritées ces animaux "panseurs de maux"
(voir par exemple "L'enfant et l'animal" de Hubert Montagner). Mais tous les
animaux ne sont pas capables d'assurer ce genre de rôle et feraient même, pour
certains, plutôt "piquer des crises de nerf" à leurs propriétaires par leur
destructions, leur malpropreté, leur agressivité, etc...Dans ce genre de
situation, la relation se détériore rapidement.
Comportementaliste, le spécialiste de
la relation Homme/animal
Le comportementaliste a suivi une formation qui englobe les
connaissances approfondies de l'éthogramme de l'animal dont il est spécialiste,
de ces codes sociaux, de sa communication intra et interspécifique, de
l'influence de l'environnement sur le comportement, etc... Or cette approche
systémique oblige le comportementaliste à s'intéresser aussi à l'Homme
(propriétaire de l'animal) et doit communiquer avec ce dernier pour comprendre
les problèmes rencontrés. Par cette analyse, il interprètera les comportements
de l'animal et saura adapter ses conseils aux situations particulières de
chacun.
La spécificité du comportementaliste est de
savoir observer, écouter, analyser et interpréter les interactions entre
l'animal et ses propriétaires. La connaissance du monde de l'animal et la
compréhension de celui de l'humain est nécessaire pour avoir une approche de la
situation la plus juste possible.
Isabelle Kitlarz comportementaliste
www.mieuxvivreavecsonchien.com
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