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Le comportementaliste
propose aux amoureux du chien et du chat de reconsidérer leur désir de compagnie
et d’étroite cohabitation avec lui, pour harmoniser leurs relations avec un minimum de contraintes
mutuelles .
L’étroite cohabitation de l’homme et du chien et/ou du chat membre de la
famille, n’est pas cette facilité imaginée. Les espèces humaine, canine et
féline en relation, sont dans la réalité deux, voire
trois mondes différents qui se rencontrent.
Dans son besoin de la compagnie d’un animal et de sa présence affective, l’être
humain « oublie » souvent que le chien « est un chien », le chat « un chat » et
que leurs grandes facultés d’adaptation à un
monde qui n’est pas le leur, ne sont cependant pas sans limite. L’animal peut se
mettre à produire des comportements inattendus, gênants (jusqu’à dangereux),
signalant son inconfort, voire une détresse plus ou moins grande devant ce qui
lui est proposé de vivre.
Ces conduites du chien ou du chat (la plupart du temps mal ou pas expliquées)
sont souvent des « réponses », sous forme de comportements sociaux propres à
leur espèce, mais inadaptés à un
contexte de vie de famille humaine. Ces « désordres du comportement » (comme on
les appelle couramment), aux origines complexes et parfois multiples, peuvent
être décodés et alors souvent
réévalués comme légitimes. Plus question dès lors d’envisager de contrer et/ou
réprimer ces conduites du chien ou du chat, dont on aura compris qu’elles
n’étaient que symptômes de ses
difficultés, à s’adapter aux multiples attentes dont il était l’objet.
Aujourd’hui, il n’est plus digne de nous de négliger les besoins éthologiques*
du chien ou du chat, embarqués dans la dépendance où le plonge notre désir
d’étroite cohabitation avec lui. Car si jusqu’à
nos jours la réalité de la vie animale était à peu près ignorée, cela n’est plus
le cas grâce aux études et observations menées en éthologie*, depuis quelques
décennies déjà.
Le comportementaliste est formé à différentes disciplines
:
·
L’éthologie* (humaine et animale) spécialement la connaissance des comportements
du chien et du chat, de leurs codes sociaux et de communication à l’intérieur de
leur espèce (les chiens
et
les chats familiers étant bien différents de leurs compagnons sauvages)
·
La psychologie, dont une branche dite « systémique », selon laquelle tout groupe
constitue un « système » dont chaque élément influe sur les autres (et ceci vaut
pour les relations
homme/chien ou homme/chat).
C’est sur ces bases que le comportementaliste propose son approche à tous ceux
qui veulent mieux comprendre leur compagnon à 4 pattes, pour réguler ses
comportements et harmoniser leurs rapports
avec lui.
Quand consulter
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Avant toute acquisition d’un chiot ou d’un chaton, pour s’informer des critères
du bon choix d’un type d’élevage, d’une race, d’un sujet dans une portée, de son
âge en regard des
conditions d’élevage ; Pour ensuite mettre en place les bases d’une cohabitation
propice à un apprentissage aisé du chiot ou du chaton à la vie de l’homme.
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Pour ré-harmoniser la relation avec un chien ou un chat qui produit des
comportements indésirables (voire dangereux) autant qu’inexpliqués
-
Pour aider lors de l’adoption d’un chien, d’un chat dans un refuge, avec son
passé immanquablement traumatique (animal qui a le plus souvent été abandonné
pour des comportements gênants, que ses précédents propriétaires n’ont justement
pas su comprendre)
Quelques problèmes
courants dans la cohabitation
Pour information, une petite liste des problèmes (s’additionnant parfois) que
l’on peut être amené à rencontrer avec un chien ou un chat et en face desquels
le comportementaliste apportera explications
et
solutions (toujours individualisées) :
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L’agressivité envers les
humains, ses propres congénères ou les autres espèces animales, accompagnée ou non de
morsures
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Des atteintes à tout
son environnement avec
dégradations, (griffades pour les chats) destructions
dans la maison, le jardin, la
voiture
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Des états de
craintes, de qui-vive, de peurs voire de terreurs,
devant les humains ou ses congénères, les bruits de la maison, de la ville ou
bien de tout et de rien
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Des aboiements, des
hurlements, à se faire détester du voisinage
ou miaulements incessants chez le
chat (notamment
nocturnes)
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Des souillures,
des manques de propreté remarqués comme
délibérés
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Des
fugues
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Des états
d’agitation
permanente et épuisante pour tout le monde
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Des problèmes liés
à la nourriture,
simples « vols » de denrées alimentaires ou absorptions
d’excréments ou autres matières non comestibles
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Des
comportements
nouveaux
quels qu’ils soient (ex :
indifférence ou au contraire agitation)
à l’arrivée d’un bébé dans la famille ou bien d’un autre animal (chien, chat ou
autre)
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Quel rôle le
comportementaliste joue t-il pour aider les propriétaires et leur animal ?
Le
comportementaliste va jouer le rôle d'un "médiateur"
en quelque sorte, entre les propriétaires et l'animal, expliquant aux uns les
comportements des autres, et recherchant des solutions acceptables
pour tous, trouvant des compromis dans la nouvelle organisation du quotidien
pour soulager tout le monde.
1.
Sa première tâche consiste donc à évaluer la situation problématique :
-
Capter les informations utiles concernant le lieu de vie de l'animal (voilà
pourquoi entre autre le travail se fait au domicile des familles)
-
Cerner les attentes des propriétaires, les éventuelles croyances et erreurs
commises jusqu'à présent
-
Accepter et comprendre les comportements des propriétaires vis à vis de leur
animal (car quiconque est mené à bout par une situation insupportable, finit par
devenir intolérant parfois même violent)
-
Comprendre les causes des comportements de l'animal en difficulté (grâce aux
récits des propriétaires, guidé par un grand nombre de questions, et grâce à
l'observation de l'animal en
interaction avec sa famille)
Pour mener cette tâche, le comportementaliste suivra plusieurs pistes :
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Il va remonter
jusqu’aux conditions d’élevage du chiot ou du chaton pour y chercher les
possibles germes des difficultés présentes.
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Il va faire la
traque de l’anthropomorphisme (l’interprétation faussée des comportements du
chien ou du chat entraînant ses maîtres dans le contre sens)
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Il va aussi
traquer les idées reçues sur l’éducation, sur les races, ex : certains chiens
n’échappant pas à l’étiquette de têtu et/ou de dominant... tout cela pris
abusivement comme
vérité inébranlable et irréversible.
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Observer le lieu
de vie de l'animal
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Comprendre de
quoi se constituait le quotidien jusqu'à présent.
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Ecouter avec empathie
la difficulté telle qu'elle est vécue par les propriétaires de l'animal
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2.
Sa deuxième tâche consiste à
expliquer aux propriétaires, les causes des
difficultés qu'ils rencontrent avec leur animal, et faire naître chez eux la
compréhension, voire
l'empathie vis à vis de l'animal.
En
effet, dès lors que l'on comprend "pourquoi l'autre agit de telle ou telle
façon", il est plus facile de faire preuve
de patience, d'accepter de changer nos propres comportements et de mettre en
oeuvre ce qui pourra aider.
Le
comportementaliste sera amené par exemple à :
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Expliquer
pourquoi l’étouffement ou la répression des comportements naturels sont
écrasants et frustrants pour l'animal.
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Faire prendre
conscience que l'impatience, l'inconstance et l'incohérence n’aide pas à la
constance de l'animal dans la cohabitation.
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Mettre en lumière que
certaines conditions de cohabitation sont peu propices au bon équilibre
psychologique et comportemental de l’animal.
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3.
Sa dernière tâche consiste enfin à
proposer des solutions parfaitement
personnalisées, des aménagements concrets qui
permettent de soulager chacun.
Sans exiger du comportementaliste une résolution « éclair » des problèmes
(surtout pour des difficultés installées depuis longtemps), il peut apporter une
amélioration des rapports avec le chien ou le
chat en 1, 2 ou 3 entretiens (parfois plus dans les situations aggravées).
Les propositions de changements sont
collées
à la réalité quotidienne des personnes et de l'animal.
Ce qui est bon pour une famille ne l’est pas spécialement pour une autre !
Il
assure également le suivi de la situation de sorte que celle-ci s'améliore
durablement.
Il
est malheureusement amené parfois à devoir faire prendre conscience que
certaines cohabitations ne seront de toute façon pas viables. Parfois, dans
certains cas, le replacement de l'animal peut être
proposé (habitation trop exiguë ou inadaptée à l'animal, risque de morsure trop
important etc.)
Pour conclure…
Une meilleure gestion des échanges avec l’animal, une meilleure gestion de son
monde émotionnel, une meilleure gestion des déplacements et de l'espace de vie
sont autant d’éléments propices à une
meilleure communication, qui mènera progressivement à apaiser les tensions de la
cohabitation avec le chien ou le chat. Ce qui au final, permettra à l'animal de
produire des comportements plus adaptés et
attendus.
* Science de l’étude du comportement des êtres vivants animaux
et humains
* Besoins propres à son espèce
Co-rédaction pour OPERRHA de : Danièle Mirat, Michel
Quertainmont et Florence Cailliot-d'Ivernois
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