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| Devenir comportementaliste ? |
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Le chien est au centre de votre métier mais vous n’agissez pas sur lui, c’est le rôle de l’éducateur ou du vétérinaire. Vous expliquez, détaillez, écoutez, guidez ceux qui ne savent plus comment s’y prendre, mais vous n’agissez pas à leur place.
Côté formation Le métier de comportementaliste commence à se faire connaître, et de nombreuses écoles voient le jour. Malheureusement certaines ne sont pas très sérieuses. Pour choisir la vôtre, prenez le temps d’examiner le contenu des cours, puis s’il vous parait sérieux, renseignez-vous sur les formateurs. Tout se sait dans le milieu du chien finalement pas si étendu qu’on le croit. En posant quelques questions, vous apprendrez en quoi chaque formateur s’est distingué, et estimerez si cela vous convient ou non.
Coté finances A l’heure actuelle aucun comportementaliste ne vit de cette seule activité. Nous tentons tous de compléter nos revenus par des activités complémentaires. Si vous êtes attirés par l’appât du gain, il vaut mieux choisir une autre voie. Tant que le métier de comportementaliste ne sera pas reconnu à part entière par les Ministères de l’Agriculture ou de l’Economie, il nous sera difficile de communiquer et de nous faire connaître.
Côté reconnaissance officielle Je suis convaincue que le comportementaliste a une vraie place dans notre société, mais qu'il va falloir encore un peu de temps à certains esprits pour l'accepter. Plusieurs professions ajoutent l’adjectif « comportementaliste » après leur dénomination de base (éducateur, vétérinaire), alors que nous ne faisons pas le même métier. Le comportementaliste a étudié le chien mais aussi la psychologie humaine, il est vraiment le spécialiste des relations entre l’Homme et le Chien. Le vétérinaire est le spécialiste de la santé des animaux et l’éducateur de leur éducation. Je l’ai déjà dit, mais je le répète : on ne peut ni dresser ni soigner à comprendre. Vers quel professionnel auriez-vous adressé ce jeune couple propriétaire d’Arthur le teckel ? N’ayant pas d’enfant (et c’est une grande souffrance pour eux), ils ont pour leur chien tous les comportements que les parents humains ont pour leurs bébés. Mais Arthur est un chien, pas un humain. Ne trouvant pas d’équilibre dans le mode de vie qu’on lui propose, il développe peu à peu de l’angoisse à force de chercher sa place sans la trouver. Faut-il les envoyer chez un éducateur qui apprendra au chien à revenir quand on l’appelle et s’asseoir quand on lui demande ? Faut-il les adresser au vétérinaire qui prescrira des anxiolytiques à l’animal sans se préoccuper de ses maîtres ?
Quand donc va-t-on enfin se préoccuper d’eux ? quand va-t-on écouter leur souffrance et leur expliquer avec compassion et respect, qu’Arthur ne va pas bien parce qu’ils lui donnent tant d’amour, mais un amour qui ne lui sert à rien ?
C’est le travail du comportementaliste. Ainsi, si vous voulez vous lancer dans ce métier, prenez pleinement conscience de cet état de fait : le comportementaliste ne travaille pas le chien, il communique avec les humains.
Côté concurrence avec les collègues La concurrence entre collègues est comme dans n’importe quelle profession, parfois difficile. Nous ne sommes pas tous du même avis, nous ne travaillons pas toujours de la même manière, nous n’appliquons pas les mêmes tarifs et ne proposons pas les mêmes conseils. Et alors ? A partir du moment où l’on ne se moque pas des gens, où l’on ne se fait pas passer pour autre chose que ce que l’on est, où l’on se respecte, où l’on accepte le dialogue, je trouve cette diversité bénéfique.
Des études sont-elles indispensables ? Si vous avez un bagage scolaire de psychologie humaine ou d’éthologie, c’est une bonne base mais elle ne suffira pas à faire de vous un bon comportementaliste. Une expérience de la vie est souhaitable. Ainsi, même si vous n’avez aucun diplôme mais que votre passé professionnel vous permet d’être sensible à la cause canine sans écarter le propriétaire, vous pouvez fort bien prétendre à une formation pour devenir comportementaliste, au même titre qu’une personne qui dispose d’un Bac + 5 en éthologie. Comme dans toute relation d’aide, il est utile d’avoir une certaine maturité, une écoute attentive et respectueuse des autres. Il faut s’intéresser sincèrement aux gens, car on ne fait pas illusion longtemps si l’on n’est pas sincère. |
4/ Qui peut devenir comportementaliste ?
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Formation enregistrée sous
le N°
42 67
0397067
Cet
enregistrement ne vaut pas agrément de l'Etat
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